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“Donner un sens de la vie privée et de la publicité” (en anglais), le discours principal de danah boyd à SXSW

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11 mar 2010

Quand le passé ressurgit — combien de profils inutilisés possédez-vous sur Internet?


Ce billet, rédigé par Erin Siksay, étudiante coop, est également publié sur notre blogue jeunesse.

Il y a quelques jours, j’ai fait une recherche en ligne de mon nom et j’ai vu apparaître un profil que j’avais créé des années auparavant, avec photo, date de naissance, nom et adresse de courriel. Un si grand nombre de sites Web exigent des renseignements personnels en vue d’accéder à du contenu exclusif ou pour profiter de leurs services qu’il devient difficile de suivre le fil de tous les sites Web auxquels on s’est inscrit. Inévitablement, on finit par en négliger ou en oublier certains. Et voilà que des années plus tard, ils refont surface parce que je m’ennuie (ou que je suis dans un état narcissique…) et que je décide de faire une recherche en ligne sur moi.

J’ai demandé au site Web de m’envoyer par courriel mon nom d’utilisateur et mon mot de passe pour que je puisse supprimer mon compte (et tous les renseignements révélateurs qu’il contient) de leur serveur, de façon à ce qu’ils n’apparaissent plus dans les résultats des engins de recherche (par chance, j’utilise la même adresse de courriel depuis plusieurs années). Si vous vous retrouvez dans une situation semblable, mais avez oublié votre ancienne adresse de courriel ou que celle-ci a expiré depuis, vous pouvez écrire aux modérateurs ou aux développeurs du site Web pour demander que votre profil soit effacé ou supprimé.

On a beau choisir avec attention les renseignements qu’on affiche dans un profil en ligne, vu la multitude de profils qu’il est possible de posséder, il devient difficile de faire le suivi de tous nos renseignements personnels disponibles sur Internet. Si un site Web demande le code postal, un autre demande la date de naissance… Une fois réunis, ces profils distincts pourraient révéler beaucoup au sujet d’un utilisateur. Un profil obtenu par combinaison pourrait servir à des fins de marketing ciblé ou à des fins plus malveillantes encore.

Alors assurez-vous que votre profil ne revienne pas vous hanter.


8 mar 2010

Et les gagnants sont…


Une fois de plus, les participants des Rencontres du Canada ont sélectionné les gagnants de notre concours annuel de vidéos ! Voici les gagnants du concours 2009 :

Les trois vidéastes gagnants dans la catégorie séquence réelle sont :

1ère place: Jeffery Burge, Vanessa Caicedo, Alexandra Georgaras, Gareth Imrie et Fiona Sauder, de l’école secondaire Canterbury à Ottawa (Ontario), pour la vidéo intitulée « Think Before You Click ». Ils se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 100 $ et un iPod Touch.

2e place: David Borish et Mory Kaba du Glebe Collegiate Institute à Ottawa (Ontario), pour la vidéo intitulée « Friend or Foe ». Ils se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 250 $.

3e place: Jennifer Paul de Brampton (Ontario), pour la vidéo intitulée « Too Good to be True ». Elle se mérite une carte-cadeau d’une valeur de 150 $.

Les trois vidéastes gagnants dans la catégorie animation sont :

1ère place: Tyler Ford et Matthew Kerr, de l’école secondaire Osgoode Township à Metcalfe (Ontario), pour la vidéo intitulée « Privacy: Think Before You Click ». Ils se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 100 $ et un iPod Touch.

2e place: Rebecca Kartzmart et Emily Patterson,  de l’école secondaire Osgoode Township à Metcalfe (Ontario), pour la vidéo intitulée « Carol the Carrot ». Elles se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 250 $.

3e place: Scott Piper, de l’école secondaire Osgoode Township à Metcalfe (Ontario), pour la vidéo intitulée « Privacy Matters ». Il se mérite une carte-cadeau d’une valeur de 150 $.

Les trois vidéastes gagnants dans la catégorie en français sont :

1ère place: Benjamin Dion-Weiss, de l’École secondaire publique De La Salle à Ottawa (Ontario), pour la vidéo intitulée « Le réseautage social d’après le Comte Hackula ». Il se mérite une carte-cadeau d’une valeur de 100 $ et un iPod Touch.

2e place: Stéphanie Lemieux et Emily Vendette, l’École secondaire catholique Embrun à Embrun (Ontario), pour la vidéo intitulée « Le Journal de Lisa ». Elles se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 250 $.

3e place: Cosmo Darwin, de l’École secondaire publique De La Salle à Ottawa (Ontario), pour la vidéo intitulée « Trouvée & Perdue ». Il se mérite une carte-cadeau d’une valeur de 150 $.

Les trois vidéastes gagnants dans la catégorie junior sont :

1ère place: Mackenzie Giffen, Chris Johnstone, Chris Nattrass, Curtis Sookhoo et Gabriel Zingle, de l’école F.R. Haythorne Junior High à Sherwood Park (Alberta), pour la vidéo intitulée « The Spanish Lottery ». Ils se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 100 $ et un iPod Touch.

2e place: Trevor Aiello, Connor Bergersen, Chad Bullock et Lochlan Thomson, de l’école F.R. Haythorne Junior High à Sherwood Park (Alberta), pour la vidéo intitulée « A lesson In Privacy ». Ils se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 250 $.

3e place: Matthew Craner, Scott Deshane, Madison Gilchrist, Joe Matishak et Graeme Wyatt, de l’école F.R. Haythorne Junior High à Sherwood Park (Alberta), pour la vidéo intitulée « The Phone Number Test ». Ils se méritent une carte-cadeau d’une valeur de 150 $.

Nous avons également récompensé sept enseignants pour leur participation enthousiaste au concours :

  • Crystal Getschel, du F.R. Haythorne Junior High à Sherwood Park (Alberta) – 26 vidéos inscrites.
  • Majed Mattar, du Osgoode Township High School à Metcalfe (Ontario) – 21 vidéos inscrites.
  • Professor Kaduri, du Tanenbaum Community Hebrew Academy à Toronto (Ontario) – 15 vidéos inscrites.
  • Grant Holmes, de l’École secondaire publique De La Salle à Ottawa (Ontario) – 11 vidéos inscrites.
  • Carol Shaw, du Woodstock Collegiate Institute à Woodstock (Ontario) – huit vidéos inscrites.
  • Kevin Shae, du Sir Robert Borden High School à Ottawa (Ontario) – six vidéos inscrites.
  • Stephen Willcock, du Canterbury High School à Ottawa (Ontario) – cinq vidéos inscrites.

Chaque enseignant recevra une carte-cadeau d’une valeur de 250 $ chez Indigo Books and Music pour son utilisation personnelle ou celle de l’école qu’il ou elle représente.

Les vidéos seront affichées sur notre site Web jeunesse. Elles seront aussi disponibles sur la chaîne YouTube.

Nous étions très heureux du nombre de participants à la deuxième édition du concours, ainsi que de la haute qualité des vidéos reçues. Nous lancerons l’édition 2010 en mai !


2 mar 2010

Mois de la prévention de la fraude


Mars est le Mois de la prévention de la fraude. Tout au long du mois, on mettra en vedette sur Twitter une astuce anti-fraude du jour. On peut savoir plus sur le vol d’identité ici.


19 fév 2010

Où vous êtes nous indique aussi où vous n’êtes pas


La combinaison des services de microblogage tels que Twitter et les jeux de réseautage social géodépendants sur vos appareils sans fil comme Fourquare est un peu la vodka Red Bull d’Internet – tout le monde s’amuse jusqu’à ce qu’on démolisse les antiquités de Tante Justine.

Tandis que Twitter permet à ses utilisateurs de publier de courts messages de 140 caractères, les jeux de réseautage social tels que Foursquare encouragent les joueurs à divulguer de l’information précise sur leur localisation afin de gagner des points. Plus vous enregistrez de nouveaux emplacements, plus vous augmentez vos points. Ces enregistrements peuvent ensuite être automatiquement publiés sur le compte Twitter ou Facebook du joueur.

Deux développeurs de logiciels néerlandais ont créé un site nommé PleaseRobMe afin de souligner les dangers occasionnés par la divulgation d’autant d’information sur vos allées et venues.

« Comprenez-nous bien, nous aimons tout ce qui est localisation. L’information est très intéressante et peut être utilisée pour la création d’applications impressionnantes… Le danger est d’indiquer publiquement où vous vous situez. Parce que cela signifie qu’il y a certainement un endroit où vous n’êtes pas… à la maison. Nous voilà donc à laisser des lumières allumées lorsque nous partons en vacances, alors qu’en même temps nous disons à tous les internautes que nous ne sommes pas à la maison. » [Traduction]

Les créateurs de PleaseRobMe mentionnenent que les utilisateurs pourraient également mettre à risque les gens de leur entourage. Par exemple, les joueurs de Foursquare publient aussi de l’information sur les emplacements qu’ils fréquentent, comme les maisons de leurs amis et de leur famille.

Le site – développé en seulement quatre heures – est un simple rappel qu’il est important de réfléchir aux répercussions possibles de ce que nous publions en ligne.


11 fév 2010

Il y a de l’amour dans l’air, et sur le Net…


Une fois de plus, voici venu le temps de l’année où les magasins de cartes de vœux s’habillent de rose, de rouge et de blanc, où les bonbons en forme de cœur sont en vente dans les allées d’épicerie, où les roses disparaissent des tablettes par douzaines et où Cupidon part à la chasse. Les bijouteries affirment que le diamant est la seule façon de « lui prouver votre amour », tandis que les ours en peluche qui enlacent des cœurs et des fleurs envahissent les boutiques de cadeaux.

Les personnes sans « être cher » peuvent sentir la pression de se lancer à sa recherche, particulièrement à cette période de l’année. C’est la raison pour laquelle bien des gens se tournent vers les réseaux sociaux ou les sites de rencontre en ligne pour se trouver des amoureux potentiels. Il est facile de « traquer » quelqu’un ou de « s’infiltrer » dans sa page de profil, de visionner ses photos et de lire ce que ses amis et collègues disent de lui. Même si ces profils publics permettent parfois d’amorcer des conversations (« J’ai vu que tu aimais Led Zeppelin/Les Cowboys Fringants/Mes Aïeux… »), ils amènent aussi à mal juger la personnalité des gens.

Sur bon nombre de sites de réseautage social, les gens restent « amis » avec leurs anciens amoureux. Cela peut mener à des situations difficiles; faites donc attention à ce que vous affichez sur ces sites. Si vous venez tout juste de mettre fin à une relation amoureuse, il n’est peut‑être pas très diplomate d’afficher 20 photos de vous‑même enlacé avec votre nouvelle compagne — mais si vous le faites, n’oubliez pas de modifier vos paramètres de confidentialité pour contrôler qui peut jeter un regard approfondi sur votre vie amoureuse.

Ceux qui sont toujours à la recherche de l’amour n’ont pas besoin de regarder plus loin que l’écran de leur téléphone cellulaire. Beaucoup d’applications ont été créées en vue de fournir de l’information de pointe pour éviter les pièges de l’amour. Les applications de rencontres mobiles, comme MeetMoi et Serendipity de MIT, vous avisent lorsqu’elles trouvent des compagnons compatibles près de l’endroit où vous vous trouvez. Les utilisateurs offrent de l’information sur leurs intérêts, et ces services se servent des capacités GPS de leurs téléphones cellulaires pour localiser d’autres utilisateurs compatibles qui se trouvent près d’eux, comme vous faire savoir lorsque cette personne spéciale est dans la même file d’attente que vous pour acheter un café. Ces applications peuvent toutefois utiliser vos renseignements personnels pour vous présenter des publicités ciblées — comme des fleurs ou des bagues de fiançailles.

Si vos efforts de rencontre n’ont pas donné de résultats, vous pourriez être tenté d’utiliser une nouvelle approche : le dépistage génétique pour trouver le partenaire idéal. Vous envoyez un échantillon génétique, comme un frottis de la joue, à une entreprise qui détermine si vous avez des affinités avec d’autres membres, en tenant compte de facteurs comme les gênes du système immunitaire. Malheureusement, il y a peu d’éléments de preuve qui indiquent que la vie amoureuse tire son origine de notre ADN, et la divulgation de vos renseignements génétiques peut vous exposer à de graves risques d’entrave à la vie privée.

D’autres applications permettent de rencontrer l’être cher en toute sécurité. Funbers est une application téléphonique qui permet aux gens de donner un autre numéro de téléphone et ainsi de filtrer leurs appels. Si une rencontre s’est très mal passée, mais que l’autre personne ne comprend pas que vous ne voulez plus la voir, Funbers permet à l’utilisateur de faire comme si la ligne était occupée ou d’envoyer un message indiquant qu’il n’y a pas de service. En revanche, les personnes qui ont des soupçons sur le passé de leur amoureux peuvent se servir des nouvelles applications de BeenVerified et Date Check pour effectuer une vérification des antécédents de l’être cher à l’aide de leur téléphone cellulaire. Une meilleure approche à utiliser en cas de soupçons consiste peut‑être tout simplement à poser à votre partenaire des questions sur son passé. Il est très important de lui faire confiance, mais également de respecter sa vie privée!


28 jan 2010

La géo quoi? la protection des renseignements personnels de localisation


Un récent rapport intitulé Recherche sur la vie privée et l’utilisation de l’information géospatiale explore la mesure dans laquelle la population canadienne est consciente de l’utilisation des données de localisation (ou données géospatiales) et ses préoccupations en matière de protection de la vie privée lors de l’échange de renseignements personnels de localisation.

Le projet de recherche portait sur les préoccupations des Canadiennes et des Canadiens par rapport à la protection de leurs renseignements personnels en général, l’accueil qu’ils réservent à l’échange de renseignements personnels de localisation, leur connaissance et leur utilisation des dispositifs de suivi de l’emplacement, comme les systèmes de localisation GPS, ainsi que sur le sentiment d’aise à l’égard des outils de cartographie en ligne, et de l’utilisation de ces derniers.

Le rapport a été commandé par Ressources naturelles Canada par le truchement du programme Géoconnexions. En voici les grandes lignes

L’étude a révélé que les répondants comprenaient peu la nature des « données géospatiales »; ils avaient de la difficulté à définir des termes tels que « information géoréférencée » ou « renseignements personnels de localisation ».

En règle générale, les répondants se préoccupent de la protection de leurs renseignements personnels (plus de 80 % affirment être « préoccupés » ou « très préoccupés »).

En ce qui a trait à l’échange de renseignements personnels liés à l’emplacement, le niveau de satisfaction dépend principalement de la possibilité d’exercer un contrôle sur les échanges de renseignements et des fins de ces échanges. Les personnes interrogées se disaient plus à l’aise si elles disposaient d’un grand contrôle sur la communication de leurs renseignements et si les raisons de l’échange de leurs renseignements personnels de localisation concernaient le bien collectif, comme le renforcement de la sécurité publique ou l’amélioration des soins de santé.

Qu’est-ce qui met les Canadiennes et les Canadiens mal à l’aise? Ne pas avoir de contrôle sur l’échange de leurs renseignements personnels géoréférencés où lorsque ces mêmes renseignements sont utilisés à des fins économiques ou de marketing ciblé.

Le gouvernement jouit d’un certain soutien pour son rôle dans la réglementation de l’information géospatiale. Par exemple, en ce qui a trait aux déplacements en temps réel d’une personne, 68 % des répondants ont jugé important que le gouvernement du Canada réglemente la collecte et la communication des renseignements personnels géoréférencés. La plupart des répondants (74 %) ont jugé important que le gouvernement du Canada réglemente les images de résidences privées qui apparaissent sur les outils de cartographie en ligne.

À qui les Canadiennes et les Canadiens font-ils confiance pour le traitement de leurs renseignements personnels géoréférencés? Le plus haut niveau de confiance a été accordé aux établissements médicaux (58 %), suivi des gouvernements provinciaux et fédéral (46%). Il est intéressant de noter que les gouvernements provinciaux et fédéral inspirent une plus grande confiance que les gouvernements municipaux (35 %); les tenants du réseau intelligent risquent d’avoir du pain sur la planche.

Et à qui fait-on le moins confiance? Aux sites de réseautage social (6%). C’est plutôt curieux compte tenu de la quantité de renseignements personnels qu’on dévoile volontiers sur ces sites (y compris de plus en plus de renseignements personnels géoréférencés).

La recherche a été complétée à un moment charnière, juste avant l’arrivée de Google Street View au Canada. Avec Street View et l’apparition d’un nombre croissant de nouveaux services novateurs et utilitaires basés sur la localisation — comme ceux qui permettent de retrouver des amis, de faire des recherches dans une région ou qui offrent des guide de restaurants —, il sera intéressant de voir si la protection des renseignements géospatiaux deviendra un enjeu majeur auprès de la population canadienne.


28 jan 2010

C’est la journée de la protection des données 2010 — prenez-vous les mesures adéquates pour assurer la sécurité de vos renseignements personnels?


En cette Journée de la protection des données 2010, nous souhaitons rappeler à tout le monde qu’il incombe à la population et aux entreprises de protéger les renseignements personnels.

Si vous êtes propriétaire d’entreprise ou si vous travaillez pour une grande entreprise : auparavant, vous deviez probablement garantir la protection de certains renseignements de vos clients, comme le nom et l’adresse (et, dans certains cas, les  renseignements sur la facturation et sur les cartes de crédit).  Aujourd’hui, vous êtes de plus en plus nombreux à mettre la technologie et divers outils à la disposition de votre clientèle de façon à ce que celle-ci puisse fournir davantage de renseignements personnels en ligne. Votre entreprise a-t-elle instauré des systèmes pour protéger ces renseignements? Offrez-vous à vos clients des outils et des options pour qu’ils puissent exercer un contrôle sur leur utilisation?

Si vous utilisez les nouvelles technologies à la mode : il n’y a pas si longtemps, un téléphone n’était qu’un téléphone, un jeu vidéo n’était qu’un jeu vidéo et un jouet en peluche n’était rien d’autre qu’un jouet en peluche. Aujourd’hui, de plus en plus de jouets et d’appareils de poche sont associés à des applications en ligne. Savez-vous comment profiter de vos jouets et gadgets sans mettre vos renseignements personnels en danger?

Si vous êtes parent, tuteur, enseignant, entraîneur ou éducateur : les jeunes que vous côtoyez savent-ils comment utiliser leurs nouveaux jouets et gadgets tout en s’assurant que leurs renseignements personnels sont en sécurité? Depuis un certain temps, la protection de la vie privée des jeunes est une priorité pour le Commissariat. Aujourd’hui, nous avons versé de nouvelles ressources à la section « Parents et enseignants » de notre site Web jeunesse, y compris de l’information sur 12 questions de protection de la vie privée (par exemple, l’importance à accorder aux paramètres de confidentialité et au fait de connaître ses amis sur les sites de réseautage social), ainsi que des idées pour engager des discussions avec les jeunes sur chacun de ces enjeux. Grâce à ces ressources, vous pourrez plus facilement discuter de la vie privée et de l’importance de réfléchir à ce qu’on affiche sur Internet.

Peu importe le groupe auquel vous appartenez, consultez nos sites Web, priv.gc.ca et viepriveedesjeunes.ca, pour obtenir de l’information sur les moyens d’assurer la sécurité des renseignements personnels.


26 jan 2010

Le CPVP lance son programme des contributions


Nous voilà repartis!  Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada vient de lancer pour la 7e année consécutive son Programme des contributions, qui finance des projets de recherche et de sensibilisation du public dans le domaine de la protection des données personnelles.

Nous sommes très fiers du Programme des contributions, notamment parce qu’il est considéré comme l’un des principaux programmes du genre dans le monde.  Depuis 2004, nous avons, par l’entremise du programme, fait avancer le savoir en matière de protection de la vie privée en finançant des projets de recherche d’envergure, tous entrepris par des chercheurs bien de chez nous.  De plus, depuis deux ans, le Programme a permis à des organisations de la société civile de sensibiliser une part toujours grandissante de Canadiens et de Canadiennes en matière de protection des renseignements personnels.

C’est à nouveau 500 000 $ que nous mettons cette année à la disposition des chercheurs et des organisations de la société civile qui souhaitent nous présenter une demande de financement — soit 50 000 $ par projet et 100 000 $ par organisation.  Cette année, nous sommes tout particulièrement intéressés à financer des projets de recherche qui examinent l’incidence de la technologie sur la vie privée, domaine d’actualité s’il en est un!  Aussi, fait important à noter, même si nous préférons financer des projets qui prennent fin pendant l’exercice au cours duquel le financement est accordé — c’est-à-dire pendant l’année financière 2010-2011 — nous sommes également disposés à financer des projets qui se poursuivent au-delà de l’exercice (c.‑à‑d. qui se terminent après le 31 mars 2011).

Alors, voilà!  Si la protection de la vie privée vous intéresse, et si vous sentez que vous avez, soit comme chercheur ou comme organisation de la société civile, une contribution (sans jeux de mots) à apporter, faites une demande de financement.  La date limite pour nous présenter une demande pour l’exercice 2010-2011 est le 26 février 2010.

Pour obtenir de plus amples renseignements, ainsi qu’avoir accès à notre formulaire de demande, allez à l’adresse suivante, sur notre site Web : http://www.priv.gc.ca/resource/cp/p_index_f.cfm#contenttop.


18 jan 2010

Consultations sur la protection de la vie privée des consommateurs


Je le sais. Ça vous ennuie quand je cite seulement des extraits de nos publications plus formelles. Mais dans certains cas, le communiqué et le document d’information traditionnels font une très bonne synthèse des enjeux et de leurs points saillants.

On ” … mène auprès des Canadiennes et des Canadiens des consultations axées sur les enjeux qui, selon lui, représentent les défis actuels et futurs les plus sérieux en matière de protection de la vie privée des consommateurs.

On abordera notamment le suivi, le profilage et le ciblage de consommateurs que les entreprises effectuent en ligne, ainsi que la tendance croissante vers l’informatique dans les nuages.

L’objectif de cette consultation sur les consommateurs est d’en apprendre davantage sur les pratiques de l’industrie en la matière, d’explorer l’incidence de celles‑ci sur la protection de la vie privée et de déterminer quelles sont les attentes des Canadiennes et des Canadiens en ce qui concerne les mécanismes de protection de la vie privée par rapport à ces pratiques. La consultation vise aussi à favoriser les débats sur l’impact de ces avancées technologiques sur la protection de la vie privée et d’éclairer le prochain processus d’examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE).

La pierre angulaire des consultations sera une série de tables rondes d’une journée réunissant divers participants [à Toronto et à Montreal], dont des représentants de l’industrie, du gouvernement, d’associations de consommateurs et de la société civile. Afin de recueillir la plus vaste gamme d’opinions possible en préparation des consultations, nous accueillons les observations écrites du public.”

Plus des details sont disponibles sur notre site web.


5 jan 2010

Extrait de “Le respect de la vie privée et la sécurité au 21e siècle”


Commentaires lors du colloque annuel de l’Association canadienne pour les études de renseignement et de sécurité, 30 octobre 2009, Ottawa, prononcée par Chantal Bernier
Commissaire adjointe à la protection de la vie privée du Canada


Comme vous le savez peut‑être, avant de me joindre au Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, j’étais au service du ministère de la Sécurité publique, où j’ai eu le privilège d’être sous‑ministre adjointe au Secteur de la sécurité de la population et des partenariats.

À ce titre, j’ai travaillé de près à divers dossiers de sécurité et de renseignement.

Toute ma présentation est fondée sur le principe suivant : la protection de la vie privée et la sécurité ne sont pas incompatibles.

Au contraire, je dirais que les mesures de protection de la vie privée doivent faire partie intégrante de toute initiative visant à lutter contre le terrorisme ou les autres crimes.

Pourquoi? Parce que nous vivons dans une société libre et démocratique où les citoyens jouissent du droit de vivre, de voyager, de communiquer et d’effectuer leurs tâches quotidiennes sans que l’État intervienne de manière injustifiée.

Et pour des raisons pratiques aussi :

Les efforts pour renforcer la sécurité qui sont rigoureusement adaptés aux risques réels — et qui, de ce fait, réduisent les atteintes à la vie privée ou à d’autres droits — seront mieux ciblés et plus efficaces.

Par exemple, une enquête menée conformément à la loi, et d’une manière qui respecte la vie privée et les autres droits, fournira une justification et des éléments de preuve plus convaincants en cas de poursuite.

Autrement dit, les efforts investis dans le renforcement de la sécurité sont plus susceptibles de porter des fruits s’ils sont déployés de manière stratégique et ciblée. Un point essentiel à ne pas perdre de vue à cet égard est le respect du droit à la vie privée.

Scanners des aéroports

Nous nous sommes également intéressés de près au projet de l’ACSTA, l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, d’installer dans plusieurs aéroports canadiens des scanners à ondes millimétriques permettant de saisir des images d’une personne de la tête aux pieds.

Ces appareils permettent de voir à travers les vêtements pour exposer les objets dissimulés, comme des armes ou de la drogue. Leur principal avantage par rapport aux détecteurs de métaux, c’est qu’ils peuvent détecter des objets non métalliques, tels que des armes de céramique ou encore des explosifs liquides ou plastiques.

Le Commissariat a examiné deux évaluations des facteurs relatifs à la vie privée (EFVP) préparées par l’ACSTA, l’une pour un projet pilote mené à l’aéroport de Kelowna et l’autre, plus récente, pour le projet dans son intégralité.

Comme nous l’avons indiqué à l’ACSTA plus tôt cette semaine dans notre réponse à son EFVP, nous estimons que cette technologie est, par sa nature même, une source d’intrusion parce qu’elle dévoile schématiquement le corps du voyageur. De nombreuses personnes pourraient juger qu’une telle technologie porte atteinte à leur vie privée.

C’est pourquoi nous avons collaboré avec l’ACSTA pour faire en sorte qu’il y ait des garanties adéquates pour protéger la vie privée.

L’un des principaux résultats obtenus, c’est que cette technologie sera utilisée strictement comme mesure de sécurité secondaire, après qu’une personne sera passée par un détecteur de métaux. Et surtout, cette mesure sera volontaire, les passagers ayant le choix entre cette technologie et la fouille par palpation.

Enfin, et cela est primordial pour la protection de la vie privée, les images ne seront pas enregistrées, imprimées ou transmises. Elles seront effacées dès que le passager aura franchi le scanner.

Quatre critères

Pour évaluer cette initiative et d’autres initiatives gouvernementales susceptibles d’avoir une incidence sur la vie privée, nous appliquons quatre critères : la nécessité, l’efficacité, la proportionnalité et l’existence de mesures moins envahissantes.

Nous nous demandons ceci : la mesure proposée est‑elle vraiment nécessaire? L’organisme qui la propose a‑t‑il démontré qu’il y avait un problème réel et qu’il n’existait pas d’autres solutions viables?

Le deuxième critère est la proportionnalité. De nombreuses mesures constituent une ingérence dans la vie privée. C’est le prix à payer pour vivre en collectivité. En général, ce qui profite au groupe restreint certaines libertés des personnes, mais l’intrusion dans la vie privée doit être proportionnelle à l’avantage que l’on en retire.
Nous voulons aussi avoir une certaine garantie d’efficacité. Nous voulons nous assurer qu’une mesure qui porte atteinte à la vie privée, au nom du bien commun, atteint vraiment son objectif.

En ce qui concerne le quatrième critère, si une mesure portant atteinte à la vie privée des personnes est proposée, nous voulons savoir qu’elle est justifiée parce qu’il n’existe aucune mesure moins envahissante.


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